Androka, les prédateurs
Les prédateurs
La proximité de l’Afrique, de son climat tropical, de ses grandes étendues terrestres, semble-t-il non privatisées, ainsi que des besoins en revenus des habitants, incitent des compagnies, souvent asiatiques, à passer des accords avec les autorités de ces pays pour installer des sites de production.
Il est courant que des tensions surgissent quand ces groupes outrepassent les conditions du contrat.
Androka est confrontée à ce type de problèmes comme le relatent des articles de presse dont certains sont reproduits ici:
Publié le Mardi 20 septembre 2022
Il n’y a pas un seul jour sans que le maire de la commune rurale d’Androka, située à l’extrême sud du district d’Ampanihy, ne dénonce les « agissements » de la société chinoise. « Nous demandons le départ de la société car elle ne nous respecte pas. Elle accapare quelques 2,5ha de notre terrain sans notre aval. Aucun papier sur cette société n’est passé à la commune concernant cette superficie occupée. Elle déshonore même notre culture et nous faisons appel à l’État central pour nous venir en aide » s’exprime Anselme Dinackey Mahasambotsy, maire de la commune rurale d’Androka.
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Le ministère insiste sur la partie du développement de la filière Algoculture en offrant la possibilité d’augmentations de revenus pour les femmes pêcheurs et femmes de pêcheurs.
La culture d’algues rouge peut rapporter entre 400.000 à 1.500.000Ariary(*) par cycle de 35 à 45 jours pour les pêcheurs.
(*) en 2024 :
400.000 Ariary = 81€
1.500.000 Ariary = 304€
Publié le Mardi 6 décembre 2022
Guerre sans fin entre le maire de la commune rurale d’Androka et les Chinois exploitants d’algues. Le maire utilise la manière forte pour les faire partir.
La saga sur la société MaproSud et la commune rurale d’Androka, dans le district d’Ampanihy, n’est pas près de finir. Vendredi dernier, le maire a fait savoir qu’après une réunion des communautés d’Androka, il a été décidé de « punir » les Chinois de la société MaproSud. « Avec la population, nous avons décidé de punir les Chinois en ne leur permettant plus d’obtenir de l’eau potable car ils viennent à Androka pour remplir leurs 4x4 de bidons d’eau.
Ils ne seront plus autorisés à prendre de l’eau dans notre commune puisqu’ils ne veulent pas quitter les lieux » explique Anselme Mahasambotse Tolojanahary, maire de la commune rurale d’Androka. Ces communautés étaient munies de banderoles demandant aux Chinois de partir et réclamant au président de la République, Andry Rajoelina, de considérer la situation de tension qui ne baisse pas.
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La pêche traditionnelle menacée par la pêche industrielle
De 9000 tonnes en 2000, la pêche aux crevettes sauvages est passée à 3000 tonnes en 2008. En cause la surpêche.
Ceux qui vivent de la mer ont été forcés de partir à la quête de nouveaux territoires où poursuivre leur activité.
A Madagascar 80 % de la production nationale des ressources est fournie par des pêcheurs traditionnels. Face à ce bouleversement, les navires usines qu’ils proviennent d’Europe ou d’Asie, puisent dans leurs filets ce qui reste du potentiel marin de la grande île.
Les pêcheurs traditionnels constatent l’extinction programmée de ce qui les a fait vivre et avant eux leurs parents. Le nombre des poissons ne cesse de diminuer en même temps que leur taille.
Sources
https://lexpress.mg/06/12/2022/androka-ampanihy-les-chinois-de-maprosud-prives-deau-potable/
https://partir.ouest-france.fr/madagascar/monnaie
https://stileex.xyz/peche-traditionnelle-malgache-menacee/
Jeunes plants de mangroves reboisés parmi les mangroves défrichées à Ankazomborona, Madagascar.
Image de Uwe Johannsen/WWF Madagascar
La pêche industrielle à Madagascar
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